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La sonrisa de la felicidad

02/09/2018 | Nathalie


Et me voilà déjà gentiment à la fin de mon voyage... Ma dernière étape c’est le Paraguay, plus précisément l’école Pa’i Puku. Nous y avions passé 2 jours l’année passée et nous en étions reparties toutes chamboulées ! Ces enfants sont très attachants ! (Voir notre article)



Il m’était donc inimaginable de retourner en Amérique du Sud sans passer les voir surtout que depuis l’année dernière nous nous sommes impliquées un peu plus dans l’Association Suisse Pa’i Puku (Lien site Web). Nous faisons maintenant parties du comité. Et puis pour tout te dire depuis le début de l’année je suis marraine d’un petit garçon prénommé Lucas, et j’avais tout simplement envie d’aller au-delà d’un simple échange de lettres en le rencontrant.



Je suis partie de Santa Cruz de la Sierra, je ne me souviens plus de la compagnie de bus, je dois bien avouer que j’étais à la bourre au Terminal de bus et que j’ai pris le premier bus que j’ai vu en direction du Paraguay. (Il n’y a pas beaucoup de compagnies qui traversent la frontière, rends-toi simplement au Terminal vers les 18:30 et tu trouveras un bus) Après plus de vingt heures de bus je suis arrivée à l’Ecole Pa’i Puku. Les routes boliviennes sont bien catastrophiques, je reviendrai là-dessus prochainement mais alors le Paraguay, en tout cas l’ouest du pays c’est bien pire ! Il n’y a pas vraiment de routes sur plus de 300 kilomètres. Il y a seulement une sorte de chemin en terre créé par les quelques bus qui passent chaque jour. J’ai même entendu qu’en cas de pluie des bus peuvent rester bloqué pendant plusieurs heures voire jours… Bienvenue dans le Chaco paraguayen !



Ce sourire

Je crois que personne n’aurait été prêt à rencontrer un enfant avec un si beau sourire !



J’ai prononcé le nom de Lucas et j’ai vu un petit garçon courir vers moi avec un sourire énorme sur son visage. Il ne savait pas qui j’étais mais il savait une chose : quelqu’un lui rendait visite. Nous étions le jour des visites et quelqu’un venait juste pour lui. Et ça peut paraître bête mais pour un enfant qui vit en internat et qui n’a plus que sa grand-mère comme famille c’est beaucoup. Nous avons passé toute la matinée à jouer, à parler et je crois que je ne l’ai pas vu une seule seconde sans ce sourire merveilleux. Les enfants ont un programme très strict la semaine mais le week-end ils sont libres. C’est pour cela que j’ai pu passer toute la journée avec Lucas à jouer, à dessiner mais surtout à rire.

Je suis restée à Pa’i Puku deux jours de plus, jusqu’au mardi. J’ai donc pu découvrir Pa’i Puku la semaine et j’ai beaucoup parlé avec la Tia et le Tio (c’est comme cela qu’on appelle les deux personnes qui s’occupent des plus petits). Ils sont comme des parents de remplacement pour tous ces enfants. Ils vivent avec eux, partagent leurs bobos, leurs larmes mais aussi leurs rires et surtout ils les voient grandir ! J’ai été très touchée de la manière avec laquelle ils parlaient des enfants, rien qu’avec les mots j’ai senti le lien incroyable qui se crée entre eux.

Je n’ai pas vu le temps passer. Nous étions déjà mardi et je devais prendre un bus direction Asuncion parce que mon avion retour m’attendait… Je dois bien avouer que j’ai à nouveau laissé quelques larmes à Pa’i Puku… Des larmes d’émotions mais aussi de faiblesse face à ce petit garçon qui m’a offert beaucoup trop d’affection en si peu de temps.



Je te laisse quelques liens utiles pour te renseigner sur l’Association Suisse qui soutient l’école depuis maintenant 10 ans et évidemment sur l’école. Association Suisse Pa'i Puku L'Ecole

P.S.: Cet article est un peu spécial pour moi car je dois avouer qu’il m’a été très difficile de poser des mots sur ce que j’ai vécu. C’était très fort en émotions et beaucoup trop intense pour ma petite personne...

Volveré, te lo prometi !

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